Alors voici un petit One Shot que j'ai écris rapidement ce midi et ce soir [ainsi que retravaillé durant cette semaine =D]. Je me suis inspirée de quelque chose qui m'est déjà arrivé ainsi que de la chanson « Sk8ter Boy » de Avril Lavigne. Bonne lecture!________________________
Surprenant.
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Il m'énerve! J'en ai assez! Déclarai-je, rouge de colère, à ma meilleure amie.
Il pourrait pas me laisser tranquille, un peu?-
Je sais, Camille, je sais.
____Je soupirai d'exaspération en me laissant tomber sur un siège à la cafétéria. Ma meilleure amie, Mélodie, me demanda ce qu'il avait encore fait et je lui répondis :
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Écoute, ce gars-là, il peut pas s'empêcher de me faire enrager!-
Et...?-
Le con a jeté mon repas à la poubelle!! Je sortais mon plat du micro-onde et pouf! Monsieur décide que ça finit à la poubelle! Mélo, j'ai rien à manger!!!-
O.K., tout d'abord, tu vas te calmer.-
Bravo, très chère, ça me mets quelque chose dans l'estomac, ça! répliquai-je, sarcastique.
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Non, mais c'est que tu cries dans mes oreilles et j'ai mal à la tête. ____Oups. Je me précipite de son côté de la table pour la serrer dans mes bras et m'excusant.
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O.K. C'est correct, Cam'. Tu peux me lâcher...-
Non, j'm'excuse!-
Si je te donne de l'argent pour que tu me laisses, ça te va? Ensuite, tu iras t'acheter quelque chose à te mettre sous la dent et comme ça, tout le monde va être content.-
D'accord! ____Je pris l'argent et allai m'acheter un sympathique sandwich moitié pain brun, moitié pain blanc (tentative de la cafétéria pour nous servir des repas santé tout en nous faisant plaisir), un joyeux lait au chocolat ainsi que de délicieux biscuits aux pépites de chocolat (ce sont les meilleurs!). Je revins à ma place, entamai mon sandwich jambon-laitue-fromage et promenai mon regard sur l'ensemble de la cafétéria. Des couples qui se collent, des amis qui déconnent, des gens qui hurlent, en bref : un magnifique paysage propre aux écoles secondaires. Alors que mon regard revient vers mon repas, un intrus s'immisce dans mon champs de vision. Je le reconnus aussitôt : le con de Samuel Blais, celui qui me fait enrager depuis le secondaire 1, celui qui se moque de moi à tort et à travers, celui qui réussit toujours à m'humilier, bref, le gars que je déteste le plus.
____Cheveux courts et blonds, yeux d'un brun noisette, grand, élancé, juste assez musclé... on pourrait croire que c'est le gars parfait. Mais ça, c'était avant de connaître sa personnalité. Il était complètement
immature, stupide, idiot, bruyant. Vous comprendrez que je ne l'aime pas. Surtout que JE suis sa cible préférée pour ses gamineries. Et qu'on a presque tout nos cours ensemble.
____Alors donc, l'intrus en question, son plateau entre les mains, sa bande derrière lui, regardait lui aussi la salle, cherchant très probablement une place libre pour ses amis et lui. J'avisai les cinq places libres nécessaires pour eux et je pensai aussitôt : « Fou le camp! Y'a toujours en masse de place dans la Grande Salle! Ou partout, mais pas à côté de nous!! » Évidemment, j'aurais dû me taire, puisque justement il pointa l'espace vide à côté de Mélodie et moi à sa bande de moutons (les moutons sont des animaux qui suivent aveuglément le chef du troupeau). Je suppliai en silence en vain : il s'assit même à côté de moi.
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Oh! Camille! Je t'avais pas vue. Au fait, j'm'excuse pour ton spaghetti, hein, je me suis juste accroché, rigola-t-il avec ses fidèles moutons.
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Mais ouais, c'est ça encore, marmonnai-je tout bas.
C'est correct, repris-je plus fort, j'te pardonne d'être débile léger! ____Je me concentrai alors sur mon sandwich, tentant de manger le plus vite possible pour partir le plus vite possible. Au pire, je n'aurais qu'à terminer mes biscuits à ma case, ce n'était pas si grave. Dans mon esprit, j'échafaudai des plans pour le ridiculiser à son tour quand j'entendis ma meilleure amie se mettre à discuter avec mon ennemi numéro un! Ils parlaient comme s'ils étaient de bons amis et surtout comme si je n'existais pas. Mon rêve se réalisait du côté Samuel, mais du côté de Mélodie, cela m'étonnait et me blessait. Elle me jurait pourtant qu'elle aussi le détestait, qu'elle n'arrivait pas à le sentir et voilà qu'elle fraternisait avec l'ennemi! Sans passer aucun commentaire, je me levai, jetai à la poubelle le reste de mon fameux sandwich (je n'avais plus très faim) et me dirigeai à pas rageurs vers ma case. Il me vint à l'esprit de défaire le parfait rangement de ma meilleure amie (nous étions dans la même case) pour lui faire payer, mais je me repris avant de tout saccager: ça n'arrangerait rien entre elle et moi.
____Dans la case, je pris mes cahiers pour le premier cours de l'après-midi et sortis dans la cours d'école pour prendre l'air. Je m'installais à une table de pic-nique, dans l'ombre d'un érable pour amenuiser la chaleur du mois de juin. J'ouvris le livre que notre professeur d'anglais nous obligeait à lire et me plongeai dans l'histoire. Je sursautai donc en sentant une main se poser sur mon épaule. Je levai la tête et aperçus Mélodie.
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Pis? L'histoire est intéressante? demanda-t-elle en pointant mon livre.
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Ouais, pas pire. ____Je lui souris et retournai à ma lecture qu'elle interrompit à nouveau.
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Samuel a dit qu'il voulait sortir avec toi. -
Il a dit ça? Je levai les yeux au ciel.
Qu'il mange de la marde. Je sortirai pas avec lui. -
O.K., c'est toi qui décides. -
Il a dit ça quand? -
Tout à l'heure, quand t'es partie. En fait, ses amis l'ont taquiné avec ça et il leur a dit ça. -
Il devait pas être sérieux. Écoute, il me fait chier à tour de bras et puis... -
« On taquine ceux qu'on aime » disait ma grand-mère, sourit Mélodie.
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Il y a des exceptions. ____Elle acquiesça et me proposa d'aller en classe tout de suite. J'acceptai et nous rentrâmes à l'intérieur. Quelques minutes plus tard, nous étions assises dans la classe et le professeur d'anglais nous expliquait un peu l'histoire du roman que j'avais commencé durant l'heure de diner (midi). Soudainement, un papier atterrit sur mon pupitre, venant de ma droite (donc de Samuel Blais). Je tournai la tête vers lui pour voir s'il voulait que je passe le mot à quelqu'un en particulier. Il ne me regardait pas. Je baissai les yeux sur le morceau de papier et vis mon nom écrit dessus. Je lus ce qu'il m'écrivait:
Yo Camille!
Tu peux rester après le cours?
J'aimerais te demander un truc...
Sam____J'inscrivis un magnifique « non » à côté de sa question et lui redonnai le papier. Je savais déjà ce qu'il voulait me demander et je n'avais pas envie de perdre mon temps à me faire niaiser. Il ne parut pas insister; je ne tournai pas la tête pour voir sa réaction. Réaction qui me passait six pieds par-dessus la tête (si j'avais à le préciser). Je n'avais jamais aimé ce gars et toujours fait en sorte de ne pas perdre trop de temps à écouter ses débilités, ce n'était tout de même pas aujourd'hui que j'allais lui accorder de mon temps!
____Lorsque la cloche sonna enfin, je me levai de ma chaise, ramassai mes cahiers et me dirigeai vers la sortie au plus vite. Je ne voulais pas lui parler. Mélo' et moi avions, ensuite, un cours de science. Je la pressai un peu pour aller directement à la salle de classe au lieu de trainer dans la Grande Salle, comme à notre habitude. Elle comprit le message et nous allâmes discuter avec le sympathique prof de science. Il nous donna tout de suite nos notes d'examens - plutôt satisfaisantes - et se mit à nous raconter sa dernière mésaventure. J'écoutais d'une oreille distraire, riant quand ma meilleure amie le faisait et hochais la tête quand le professeur tournait la tête vers moi.
____J'avais l'esprit ailleurs et, comme de fait, je pensais à Samuel. Non pas que je m'inquiétas de lui, mais je me demandais le soudain changement. Depuis des lustres qu'il prenait malin plaisir à m'humilier en public et à me blesser avec ses mots, pourquoi, soudainement, montrait-il un nouvel intérêt à mon égard? Était-ce pour mieux me faire souffrir ensuite? Avec des phrases du genre: « La crédule de Camille qui a crut que moi, Samuel, pourrait aimer... ça. » ? Si c'était pour finir comme ça, je n'osais même pas tenter ma chance. De toutes façons, je n'étais même pas amoureuse de cet imbécile alors la question était déjà règlée.
____Lorsque le professeur nous laissa faire le labo du jour, ma meilleure amie s'empressa d'aller chercher le matériel nécessaire et de revenir à notre table. Elle me questionna aussitôt sur l'origine du papier que j'avais reçu durant le cours d'anglais. En soupirant, je lui expliquai et devant son regard inquisiteur qui en attendait plus, je lui dévoilai mes pensées. Mon scepticisme face à ce revirement de situation.
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Tu vois, j'ai une théorie pour ça... -
T'as toujours des théories, Mélo', répliquai-je en souriant.
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Ma théorie étant que... il voulait attirer ton attention sur lui, que tu le trouves drôle - je sais qu'il ne s'y est pas pris de la bonne façon, ajouta-t-elle rapidement alors que j'allais répliquer,
reste qu'il s'aperçoit seulement maintenant que s'il y a des filles que cette méthode attire, eh bien tu n'en fais pas partie. Alors il y va franc-jeu. -
Mouain... -
Ça sert à rien de l'éviter, d'accord? T'as qu'à lui dire non et ça sera tout. Je m'en mêlerai personnellement s'il ne te fou pas la paix. -
Oh t'es un amour, Mélooo! ____Elle me sourit et entama le labo que nous devions avoir terminé dans la demi-heure. Elle sembla soudain se rappeller de quelque chose et se retourna vers moi, son air inquisiteur de retour.
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Pourquoi t'es partie comme ça, ce midi? Au moins, t'aurais pu me faire un petit signe genre « vient on fout le camp » et ça aurait bien passé, mais là t'es partie comme une furie ou je sais pas quoi... -
J'étais juste... passablement énervée. Pour commencer, il jette mon repas, ensuite, il joue les innocents et pour finir, tu discutes avec lui. J'ai probablement exagéré, mais bon. Excuse-moi. -
T'es toute pardonnée, ma belle Camomille que j'aime beaucoup! ____Nous nous sourîmes et continuâmes le travail en parlant de tout et de rien, comme à notre habitude. Le cours se termina sur le commentaire du professeur sur un film qu'il avait vu dernièrement et qu'il avait particulièrement aimé. La cloche sonna enfin et nous sortîmes tous en hâte de la classe pour nous précipiter à nos casiers. Je fis mon sac, enfilai mon petit manteau de printemps et sortis pour aller rejoindre mon autobus. Arrivée à celui-ci, j'allai m'asseoir dans le dernier banc à gauche, ma place habituelle.
____Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je vis Samuel entrer à la suite de Mikeal - son meilleur ami qui prenait mon bus - et s'asseoir à quelques bancs devant moi. Ma surprise était reliée au fait que Samuel ne prenait habituellement pas le même autobus que moi. J'osai espérer qu'il ne me vit pas, ou que Mikeal ne lui avait pas révélé ma présence dans le grand véhicule. J'entendais parfaitement leur conversation, portant sur ma personne:
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Pis? T'as fait ta demande? -
Nan, elle est partie trop vite... -
Pas de chance... Hey! En fait, t'as pas mal de chance! -
Ah bon? fit Samuel, sceptique.
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Camille prend le même bus que moi, elle s'assoit derrière, d'habitude.____Zut. Voilà que Samuel tourna la tête dans ma direction et m'aperçut. Je fis semblant de ne pas l'avoir remarqué en regardant par la fenêtre, mais je fus bien forcée de le regarder lorsqu'il vint s'asseoir à côté de moi.
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Hey salut! -
Allo, marmonnai-je, souhaitant qu'il disparût au plus vite.
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Pourquoi tu m'as pas attendu, après le cours d'anglais?____Son ton était déçu. Je fronçai les sourcils et lui répondit simplement:
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J'avais autre chose à faire que de t'écouter parler. -
Je vois... Bon, eh bien puisque maintenant que tu n'as que ça à faire, m'écouter, je vais te dire ce que je voulais te dire tout à l'heure!____Je retins un soupire d'exaspération et lui fis signe de parler.
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Je voulais savoir si... eum... enfin, si tu voulais sortir avec moi? -
Tu connais déjà ma réponse. -
... ? -
C'est non. -
Ok... C'est bon. Bye.____Il se leva rapidement et retourna dans le banc de Mikeal, la mine basse. Le bus démarra. Je tournai mon regard vers la fenêtre, enfonçant mes écouteurs dans mes oreilles. Je fis « play » et laissai la musique jouer tout au long du trajet. Je m'en voulais un peu, après coup, d'avoir dit non à Samuel. La tête qu'il avait fait en retournant vers son ami me restait en tête. Je ne savais pas pourquoi je me sentais si mal pour lui et ma musique ne faisait rien pour m'aider: chansons d'amour par-dessus chansons d'amour. Je soupirai et fermai les yeux. « Sk8ter Boy » commença à jouer.
He was a boy, she was a girl Can i make it any more obvious
He was a punk, she did ballet what more can i say
he wanted her she'd never tell secretly she wanted him as well
but all of her friends stuck up their nose they had a problem with his baggy clothes
[chorus]
He was a sk8ter boy she said see ya later boy
he wasn't good enough for her She had a pretty face
but her head was up in space she needed to come back down to earth
5 years from now she sits at home feeding the baby she's all alone
she turns on tv guess who she sees sk8ter boy rockin up MTV
she calls up her friends they already know and they've all got tickets to see his show
she tags along stands in the crowd looks up at the man that she turned down
[chorus]
He was a sk8ter boy she said see ya later boy
he wasn't good enough for her now he's a super star
slamin on his guitar does your pretty face see what he's worth?
Sorry girl but you missed out well tough luck that boy's mine now
we are more than just good friends this is how the story ends
too bad that u couldn't see, see the man that boy could be
there is more that meets the eye I see the soul that is inside
He's just a boy and Im just a girl can I make it any more obvious
we are in love haven't you heardHow we rock eachothers world
[chorus]
I'm with the sk8ter boy I said see ya later boy
I'll be back stage after the show
I'll be at the studio singing the song we wrote
about a girl you used to know [Traduction
ici]
____Je soupirai. Même mon iPod me faisait la morale sur mes agissements, il faut croire.
____Cette nuit là, je rêvai que j'étais la fille de la chanson de Avril Lavigne, que Samuel était le skateur, qu'il se passait exactement la même chose que dans la chanson. Je me suis réveillée en pleurant.
____Le lendemain, je résolus d'aller voir Samuel et lui parler. Je m'excusai de mon attitude et il s'excusa de m'avoir fait vivre un calvaire. Nous nous entendîmes pour essayer d'être amis. Les résultats en étaient concluant: nous allâmes à notre bal de finissants ensemble.
Surprenant.
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Vos avis?
Deyz